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L’expo « Les enfants du Paradis » à la cinémathèque

L’histoire d’un des plus beaux films du cinéma se raconte jusqu’au 27 janvier 2013 à la cinémathèque. A ne pas rater!

« Garance : C’est drôle, on dirait que vous avez couru.
Frédérick Lemaître : Oui, après vous.
Garance : Après moi ? Mais vous venez à ma rencontre ?
Frédérick Lemaître : Mais justement, Je vous ai vu tout à l’heure, alors vous comprenez, le choc, l’émotion, le temps de me décider et vous étiez déjà loin. Alors…
Garance : Alors ?
Frédérick Lemaître : Alors comme j’ai horreur de suivre une femme, j’ai couru pour vous dépasser et précisément venir à votre rencontre. Et maintenant je ne vous quitte plus. Où allons nous ?
Garance : C’est tout simple. Vous allez de votre côté et moi du mien.
Frédérick Lemaître : Mais c’est peut-être le même.
Garance : Non !
Frédérick Lemaître : Bah pourquoi ?
Garance : Parce que j’ai rendez-vous.
Frédérick Lemaître : Oh rendez-vous ! Destin tragique ! Voilà seulement deux minutes que nous vivons ensemble et vous voulez déjà me quitter. Oh ! Et me quitter pourquoi ? Pour qui ? Pour un autre naturellement. Et vous l’aimez hein cette autre ?
Garance : Oh, moi j’aime tout le monde.
Frédérick Lemaître : Et bien voilà qui tombe à merveille, je ne suis pas jaloux. Mais lui l’autre, il l’est hein, jaloux ?
Garance : Qu’est-ce que vous en savez ?
Frédérick Lemaître : Oh, ils le sont tous, sauf moi. Mais n’en parlons plus. Pensons plutôt à nous qui avons tant de choses à nous dire.
Garance : Vraiment ?
Frédérick Lemaître : Oui vraiment. D’abord je vous dirais mon nom. je m’appelle Frédérick. Vous, vous me direz le votre ?
Garance : On m’appelle Garance.
Frédérick Lemaître : Garance, Oh, c’est jolie.
Garance : C’est le nom d’une fleur.
Frédérick Lemaître : D’une fleur rouge, comme vos lèvres. Alors ?
Garance : Alors au revoir Frédérick .
Frédérick Lemaître : Oh non, vous n’allez pas m’abandonner comme ça. Me laisser tout seul sur le boulevard du crime. Dites moi au moins quand je vous reverrais ?
Garance : Bientôt peut-être. Sait-on jamais avec le hasard ?
Frédérick Lemaître : Oh… Paris est grand vous savez ?
Garance : Paris est tout petit pour ceux qui s’aime comme nous d’un aussi grand amour.
Frédérick Lemaître : Ah ! Vous avez souri. Ne dites pas non vous avez souris. Ah c’est merveilleux. La vie est belle et vous êtes comme elle si belle, vous êtes si belle vous aussi. »